Le perfectionnisme est une peur en vêtements élégants
- Raquel Izquierdo de Santiago
- il y a 3 jours
- 3 min de lecture
Pendant longtemps, j’ai cru que me montrer très exigeante envers moi-même était une qualité.
Je pensais que cela signifiait que cela comptait.
Que j’avais des standards.
Que j’étais sérieuse, responsable, engagée.
Ce que je ne voyais pas, du moins pas au début, c’est l’énergie immense que cela me coûtait.
Le mythe du “parfait”
La perfection rassure. Elle promet la sécurité.
« Si c’est parfait, personne ne pourra me critiquer. Si c’est parfait, je ne serai pas exposée. »
Mais la perfection est une illusion.
Peu importe le temps et le soin que vous consacrez à quelque chose, cela ne sera jamais à l’abri de la critique. Quelqu’un aura toujours un autre regard, une autre attente, ou pointera ce que vous n’avez pas vu.
Le problème n’est pas de viser la qualité.
Le problème est de croire que l’irréprochable est une condition pour être aimée, reconnue ou réussir.
Le parfait ne fait pas que rivaliser avec le bien.
Il rivalise avec le possible, le réaliste et le vivant.
Pourquoi le perfectionnisme nous empêche même de commencer
L’un des effets les plus douloureux du perfectionnisme n’est pas qu’il nous ralentisse, mais qu’il nous fige.
Je le vois sans cesse en coaching :
des personnes avec des idées qui leur tiennent profondément à cœur,
des projets porteurs de sens,
des élans qui appellent doucement…
Et pourtant, rien ne bouge.
Quand le standard intérieur est irréaliste, commencer semble inutile.
Si cela ne sera jamais “assez bien”, pourquoi essayer ?
Ce que l’on appelle souvent procrastination n’est pas de la paresse.
C’est de la peur, soigneusement déguisée en exigences élevées.
Une peur bien habillée
Au fond, le perfectionnisme a rarement à voir avec l’excellence.
Il parle de la peur d’être jugée,
d’être mal comprise,
de confirmer une croyance ancienne et tenace : « je ne suis pas suffisante ».
C’est ce qui le rend si trompeur.
À l’extérieur, il ressemble à de la discipline et du raffinement ; à l’intérieur, il érode doucement la confiance en soi.
Le perfectionnisme est une peur en vêtements élégants — il se donne des airs sophistiqués alors qu’il est, en réalité, terrifié.
Un schéma que j’observe surtout chez les femmes
Beaucoup de femmes avec qui je travaille portent une règle invisible :
« Je ne peux pas me montrer tant que je ne suis pas complètement prête. »
Alors elles attendent.
Elles se préparent.
Elles s’améliorent.
Elles se retiennent.
Elles cherchent la certitude avant d’agir.
Pendant ce temps, d’autres avancent avec une préparation imparfaite… et grandissent en faisant. La confiance arrive souvent après le passage à l’action, pas avant.
La véritable alternative n’est pas le laisser-aller, mais la constance
Si vous souhaitez une vie pleine et alignée, le choix n’est pas entre perfectionnisme et négligence.
La véritable alternative, c’est la constance.
Être là.
Faire le prochain pas.
Terminer.
Partager.
Apprendre.
Ajuster.
À un certain point, améliorer n’est plus une question de qualité, mais de protection. Et cette protection, aussi compréhensible soit-elle, finit par étouffer la joie, la créativité et l’élan vital.
Une question à laisser résonner
Si la perfection n’était pas requise…
Qu’est-ce que vous commenceriez ?
Qu’est-ce que vous termineriez ?
Qu’est-ce que vous vous autoriseriez à partager ?
Vous n’avez pas besoin de devenir quelqu’un d’autre pour avancer.
Vous n’avez pas besoin d’être “réparée”.
Bien souvent, ce qui manque, c’est de l’espace : pour voir plus clair, relâcher l’emprise de la peur et se reconnecter à ce qui compte vraiment.
C’est exactement le cœur de mon travail de coach :
aider à repérer là où le perfectionnisme dirige en silence — et à le remplacer par de la clarté, de la confiance et une action alignée.
Pas une action parfaite.
Une action honnête.
Si cela résonne, je serais ravie de l’explorer avec vous.
✨ Je suis Raquel, coach certifiée ICF et mentor, dédiée à aider les personnes à développer une meilleure conscience de soi, un plus grand bien-être mental et émotionnel, et une vie alignée avec ce qui compte vraiment.







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